Je t’ai écrit ce poème
 comme un molard dans ta gueule 

car mon coeur fait des oedèmes 
quand mon sexe se sent seul.

De notre cathédrale que les infidèles ont rasé
 s’échappe une litanie,
l’impossible Yom Kippour.

Il ne reste de nous que des escargots écrasés,

un filet de bave et des vers gluants dans les décombres de l’Amour.

Finie la poésie, finie la comédie…

Maintenant place aux furies de mon insignifiante jalousie.
Reviens! Reviens!

Mais pas à la maison.

Je t’aime, je t’aime…
 très loin de ma vision…

Crève comme une merde conasse!

Que des punks syphilitiques t’enlèvent,
 te violent,
 et t’enterrent dans une décharge publique 
en laissant dépasser ton cul
 pour que les chiens te finissent.

La haine, c’est les braises…
C’est ce qu’il reste quand le feu s’est éteint.

Je suis seul devant ma Pasta Box et je pleure.
Sur Youporn devant moi, des femmes se font maltraiter,
je pense à toi…

Le diagnostic je le connais.

Je t’aime,
mais je me soigne.