Plastic Bertrand… D’où vient ce nom de scène aussi étrange qu’un brin ringard (mais tellement adorable) ?
Le vrai nom de l’artiste est Roger Jouret, mais ce n’est pas là qu’il faut chercher pour trouver une explication au choix du nom de scène en question. D’ailleurs, cela ne sert à rien de regarder du côté de Roger Jouret. Il faut plutôt se tourner vers le producteur belge Lou Deprijck. En 1977, installé à Bruxelles, ce dernier décide d’écrire une parodie du style punk qui fait alors fureur dans toute l’Europe (avec les Clash, les Pistols, les Buzzcocks…). Le titre en question, ce sera le tube Ça plane pour moi. Il reste alors à Deprijck à trouver son « interprète », ou plutôt le RP de la chanson. Deprijck connaît bien le milieu punk bruxellois et recrute le batteur d’un groupe obscur, un mec que Deprijck trouve suffisamment charismatique et plutôt beau gosse. Il s’agit donc de Roger Jouret. Reste à lui trouver un nom de scène. Toujours dans son délire parodique, Deprijck veut se moquer d’un journaliste rock spécialisé dans le punk et vedette de l’époque en Belgique, Bert Bertrand. Il en reprend donc le nom et y colle le « Plastic », en « opposition » au cuir des rockers. Plastic Bertrand est né. Le 45 Tours sort en 1977 et est un énorme tube… mondial. En 2010, Roger Jouret avouera que ce n’est même pas lui qui chante sur le morceau, mais notre fameux producteur humoriste, Lou Deprijck.