Par Audrey Plumard


On va pas trop taper sur Sexion d’Assaut (déjà, tu sais que les mecs, ils sont analphabètes) et leur dernier album L’école des points vitaux. Parce qu’à leur décharge, si aujourd’hui tu veux passer à la télé et sur les ondes françaises alors que tu fais du rap, t’as intérêt à faire de la merde. Ah si, y a que ça qui marche. Le bon rap, c’est pas dans les médias que tu vas l’entendre. Tout ça pour dire que Sexion d’Assaut, c’est de la merde, avec circonstances atténuantes. Et puis un groupe de rap composé de mecs 100 % gay, c’est pas commun non plus. On a envie de leur dire « chapeau les gars », rien que pour ça. Pour le reste, on va quand même avoir un peu de mal à retenir ces effroyables nausées qui nous surprennent à chaque fois qu’un mot sort de la bouche de l’un des membres du boys band parisien. Non, c’est vraiment pénible. Moi, si j’ai choisi de faire ce boulot, c’est pas pour choper une gastro à chaque fois que des petits puceaux veulent jouer les gros bras du rap.