Par Éric Nullo


Après le corbeau, Soprano continue son exploration de Martine et les oiseaux avec la colombe (Page 3. Oui, Soprano y va doucement, tu comprends, plus de trois lettres dans un mot, c’est chaud). Le petit peut dire merci à sa môman qui a eu la géniale idée de lui offrir ce livre pour son 15e anniversaire (la semaine dernière). Le geste maternel est touchant, mais c’est pas non plus du Albert Camus que mémère Soprano a offert à son lardon. Du coup, quand t’écoutes Soprano, faut se mettre au niveau : allonge-toi le plus que tu pourras sur le sol, le visage dans une fiente (de colombe) si possible. Là seulement tu sentiras l’essence de la musique de mademoiselle Soprano, 15 ans, puceau, rappeur à l’eau, mais disque d’or. C’est triste de se dire qu’en France, aujourd’hui, le rap qui passe à la radio, c’est Diams et Soprano. C’est plus de la haine que ça suscite, c’est du dégoût. Joey, Bruno, Philippe, réveillez-vous ! En attendant, Soprano trace et après le corbeau, la colombe, le canari ? Ça ferait tellement plaisir à môman que son p’tit homme fasse référence à Titi et Gros Minet. Tellement plaisir…