Les 10 meilleures chansons signées Noir Désir : hé ben, c’est pas casse-gueule du tout ! Même l’idée de « morceler » l’œuvre complète de Bertrand Cantat et son ex-bande, ça fout un peu les boules. On a essayé.

1. Tostaky (Tostaky, 1992)
En plus de posséder un riff de guitare de classe mondiale, « Tostaky » résume ce qu’a été Noir Désir pour beaucoup : la poésie des nerfs à vif. Tendu comme un routier à l’approche des premières putes après 36 heures de bahut, le titre recèle d’un texte extraordinaire qui mériterait de figurer au programme littérature des lycées de France. Qu’est-ce t’attend Najat ?

2. En route pour la joie (Du ciment sous les plaines, 1990)
La promesse contenue dans le titre est plus que tenue et même sublimée dans l’hallucinante version live qui achève « Dies Irae », le grand album live de Noir Dez enregistré en 1994 lors de la tournée Tostaky. Une route de plus de 11 minutes nettement plus intense que tes petits joggings de merde après le boulot.

3. Lazy (666.667 club, 1996)
On l’oublie parce que ce ne sont pas les titres les plus connus de Noir Désir, mais Cantat a aussi beaucoup écrit en anglais. C’est tout ce que j’ai à dire cause I feel lazy.

4. Lolita nie en bloc (Tostaky, 1992)
Dans Noir Dez, y a pas mal de chansons sur des meufs. Lolita est sans doute l’une des plus belles, même si cette poupée dit non (puisqu’elle nie en bloc) à l’air un peu dérangé. Mais en vérité, c’est toujours celles qui nous échappent qui font les plus beaux poèmes.

5. À l’arrière des taxis (Veuillez rendre l’âme, 1988)
J’ai toujours rêvé d’entendre « A l’arrière des taxis » à l’arrière d’un taxi. Par contre, ça me ferait chier de l’entendre à l’arrière d’un Uber.

6. Des visages, des figures, (Des visages, des figures, 2001)
On flotte dans « Des visages, des figures », comme par vent tiède et brume légère, dans le profond du demi-sommeil d’une existence qui n’était pas forcément la nôtre. Comme ça c’est clair.

7. Les écorchés (Veuillez rendre l’âme, 1988)
Je ne sais plus qui a dit ça alors on va dire que c’est moi, mais cette chanson est un cri qui vient de l’intérieur.

8. Là-bas (B.O du film Bernie, Albert Dupontel, 1996)
Une B.O. à l’image du film de Dupontel. Poétique et déjantée, avec des mouches et de la merde.

9. One trip, one noise (Tostaky, 1992)
Un côté un peu planant, mais toujours dans la nervosité. On est à l’équilibre sur un fil en train de fumer un joint. Tripant.

10. Ces gens-là (Aux suivants, album de reprises de Jacques Brel, 1998)
Parce qu’il faut qu’il reste beau, un monument parfois ça se restaure. Alors merci à Noir Désir pour le merveilleux entretien de « Ces gens-là ».