Les Victoires de la Musique 2014 ont rendu leur verdict au cours d’une soirée mémorable pendant laquelle il s’est passé plein de trucs de fou.

L’ouverture revient à Stromae qui nous pète direct les orifices avec des synthés que même les fans de tuning auront trouvés agressifs. À la présentation : Virginie Guilhaume, la François Hollande du PAF (on ne la voit qu’une fois par an à l’antenne, mais personne ne s’en souvient), et en backstage, Bruno Guillon, sorte de Sébastien Cauet en (un peu) plus présentable.
Christophe Maé débarque avec toute sa tribu et des costumes d’époque. Aucun intérêt sinon celui de voir Christophe dégoulinant de sueur : dégueulasse ! Vient ensuite le premier triomphe de Stromae, « clip de l’année » pour Formidable. On comprend que la soirée va récompenser l’amateurisme. Hollysiz enchaine avec Come back to me. Si la chanson est ridicule, la petite est bien bonasse dans sa petite robe blanche. C’tte paire de jambes ! En coulisse, Vanessa Paradis peaufine sa choucroute avant d’entrer sur scène pour interpréter la Chanson des vieux cons. Coup de bol, elle est accompagnée de Benjamin Biolay au piano. On est dans le thème. Évidemment, on ne comprend rien aux paroles, la Vanessa mâchant comme d’habitude ses voyelles. Et puis ras le-cul qu’une cougar joue les gamines anorexiques. Putain Vaness’, t’as plus 17 ans bordel. Là, on se dit qu’on a sans doute passé le pire. FAUX ! C’est le moment « hommage ». Cette année, c’est Adamo qui est mis à l’honneur. Premier duo avec Julien Doré sur Laisse mes mains sur tes hanches. Affligeant. Le vieux et le gamin se font une battle de fausses notes : impossible de les départager. Le vieux se barre après une autre chanson. Gênant.
On nous diffuse ensuite un message de M qui n’a pas pu venir à la cérémonie parce qu’il est « en concert à l’étranger » (genre). Le gars apparaît assis à une table avec tous ces copains bobo parisiens. Passons. Passons parce qu’arrive le moment de joie de cette cérémonie qui manquait jusqu’ici d’un peu de fraicheur et de dérision. Indochine monte sur scène. Oh putain, c’est la folie dans la salle. Nicola Sirkis harangue la foule et on craint le débordement. La soirée « handicap vocal » se poursuit avec Étienne Daho, toujours pas remis de son cancer de la voix (quelle saleté ce truc, 40 ans que ça dure pour Daho). Le temps d’une Valda et c’est Stromae qui remonte sur scène pour recevoir la victoire de l’artiste de l’année. Des mercis, des mercis, des mercis. On remarquera que le Belge remercie « Pol Pot ». Entre génocidaires…
Petit intermède pour saluer la ministre de la Culture et c’est une autre connasse qui monte sur scène : Zaz. La punk à chien déboule avec son kazoo : c’est déjà insupportable. On dirait le tonton relou qui impose sa chanson paillarde à la fin du repas. On notera l’effort vestimentaire de Zaz : un ensemble bouffant aux jambes et un bustier en haut. On apprendra plus tard que la tenue est l’œuvre de Jean-Paul Gaultier. Quand t’as pas de seins, tu évites. Fin de la prestation : Virginie Guilhaume souhaite que Zaz lise un texte pour la défense des intermittents du spectacle. Hé ! La petite, c’est une rebelle : elle refuse. Elle ne va quand même pas lire un texte sans faute de français.
Julien Doré revient sur scène et s’installe au piano. Le gars semble avoir envie de pisser, mais grand professionnel, il continue. Des gamins débarquent pour terminer Paris-Seychelles. Ils sont plus grands que Julien. C’est glauque. Nouvelle récompense pour Stromae. Zaz est interviewée en coulisse : « La musique, c’est vraiment universel ». Waouh.
Deux heures de cérémonie et l’hommage aux handicapés continue : Grand Corps Malade boite sur scène en duo avec Asa. Déjà dix ans qu’il fait la même chose. Nouvelle récompense pour Stromae. La Femme est sacré révélation de l’année. Enfin une bonne nouvelle. La soirée se termine comme toute bonne boum, par la descente des poubelles, 1995, Shaka Ponk et cette donneuse de Disiz La Peste en duo avec Lilly Wood & The Prick. On a très envie que tout ça se termine. On attend avec angoisse que soit enfin désignée l’artiste féminine de l’année. Et grosse surprise, ce n’est pas Stromae, mais Vanessa Paradis qui est récompensée. Son discours est à l’image de sa carrière : pauvre et sans saveur. Elle est à deux doigts de chialer. Avec Jean-Luc Delarue, elle se roulerait déjà par terre. À sa place, c’est nous qui nous nous effondrons.